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Ouidah et:
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A Ouidah, on ne dit pas "qu'un python est mort" mais plutôt que la nuit est tombée.Cette expression qui figure dans la culture du décès d'un être humain, affectée à un python qui vient de mourir, met en exergue la place, le sens, et tout un symbolisme qui entoure l'histoire des peuples de Ouidah. Situé au cur de la ville, en face de la basilique de Ouidah, le temple des pythons demeure un lieu sacré et regorge d'histoires. |
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L'adoration du python a
commencé juste après la guerre fratricide qui a opposé en 1717 le royaume de DANXOME et
celui des HOUEDA, aujourd'hui Ouidah. Après la défaite des Houéda, le roi KPASSE se
réfugia dans une grande forêt pour échapper aux braves guerriers de Ghézo dont la
seule mission était de le capturer. Ils se lancèrent à sa trousse. Pour arrêter leur
progression, des pythons fusaient de partout de la forêt. Les ennemis du roi KPASSE
fuyèrent. Le roi vient d'être sauvé. Et depuis lors, le roi , en signe de
reconnaissance, érigea trois cases dans la forêt et fait des pythons le totem des
Houéda jusqu'à nos jours. Distinguons deux types
de python:
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Fière de son histoire et de sa culture , la ville de OUIDAH se veut résolument plus proche de ses frères de la Diaspora. Et pourtant, mélangeant allègrement vaudou et catholicisme, tradition Béninoise et celle française, les populations ont su garder l'essentiel de leurs valeurs culturelles telles que la célébration du culte Shango, Hêbiosso, Ogou pour ne citer que ceux-là. |
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Le métissage culturel résultant de la rencontre ou du choc des cultures avec
les pays occidentaux a orchestré le rayonnement du syncrétisme religieux à
travers la présence, au cœur de la ville, la première Basilique du Bénin
construite en face du temple des pythons. Cela témoigne fort bien de
l’esprit d’acceptation des différences, le devoir de s’unir pour être
UN, de la culture de la tolérance, seul gage de la réconciliation des
esprits et des sagesses, facteur du développement. On n’a coutume de dire que le syncrétisme est à l’image du métissage ;
que le métissage est la fusion de deux choses différentes pour en donner une
plus belle. Ici à Ouidah, le concept de la tolérance est une réalité
la cohabitation pacifique des religions peut en témoigner. Aujourd’hui dans
les Etats du Nord du Nigeria, ce concept est bafoué et entraîne
l’acceptation sans condition de la loi islamique en l’occurrence la
Charria par la minorité non musulmane. De ce fait, les échanges tant
culturelles et religieuses ne constituent pas une entrave pour le développement
de la cité. Cette attitude des habitants donne lieu à la libre expression
vers le Divin saisi dans sa totalité par la raison humaine. En un mot, Ouidah
est l’illustration même de la démocratie dont le Bénin est
l’inspirateur en Afrique. Ouidah ! ! ! Toi qui a nourri le monde entier de tes seins. De tes enfants sortiront les vertus du consensus, de la consolidation des forces pour que cette jeunesse africaine ou mondiale sorte cette planète de l’injustice et du sous développement. Que la gloire te revienne enfin !
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FORET SACREE DE KPASSE
La forêt sacrée tire son origine du
roi Kpassè alors fondateur du royaume houédah, aujourdhui Ouidah. Il y venait
régulièrement mener ses activités champêtres et repartait le soir à Savi, village
situé à 14 km de Ouidah. En effet, il sest fait beaucoup dennemis en signant
avec les négriers des traités qui leur autorisaient le commerce esclavagiste. |
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