La
Porte du non-retour
L'EMBOUCHURE
DE LA ROUTE DU RETOUR
C'est la dernière étape de la route. La dernière marche vers l'ailleurs. C'est
l'étape de la désespérance et de la désolation. Arrivée au bord de la mer, les
esclaves qui n'en pouvaient plus, prenèrent du sable et en mangèrent; d'autres
ségorgèrent au moyen de leurs chaînes et préférèrent
mourir sur la terre de leurs aïeux.
Pour atteindre les bateaux qui les attendaient, la traversée se faisait grâce à de
petites pirogues. Dans les bateaux, ils sont parqués et alignés en "position
sardine". Les uns résistèrent jusqu'à la destination; d'autres, en pleine
navigation sur la mer, moururent et y sont jétés.
Lors du Premier Festival Mondial des Arts et Cultures Vaudou, on peut lire sur la
place:
" Les esclaves en arrivant sur cette plage de Djègbadji voulaient savoir pour
la dernière fois le sort de lAfrique et sen allaient sans espoir de retour
vers un destin horrible, funeste. Cest ce qui symbolise la partie du monument
tournée vers la ville de Ouidah tolérance, de lécoute mutuelle et de la cohésion
pacifique des peuples ce mémorial. La République du Bénin et lUNESCO ont voulu
instituer la mémoire afin dempêcher lamnésie historique de sinstaller
et le silence de tuer une seconde fois. Des dizaines de millions desclaves qui par
leur sang, qui par leur sueur ont enrichi les initiateurs et les destinateurs du commerce
triangulaire du bois débènes."
C'est le début du processus de la mondialisation où les
peuples Noirs ont apporté leur part de culture au monde. Bonjour Haïti; Bonjour le
Brésil et salut à toutes les populations de la diaspora. Vive la réconciliation. |