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Kadiatou Bah: (fille 16 ans)
Les médias m'ont désorienté. Aujourd'hui, je fais tout, je dépense beaucoup d'argent pour être à la mode. Je ne pense qu'à porter les habits que je vois dans les revues et je n'utilise que les
produits publicités à la télé. Tout cela coûte cher à mes parents. Il arrive qu'on se dispute à cause de cela mais j'y tiens.
ANSSOUMANE: (garçon 18 ans)
Les médias m'ont poussé à reprendre mes études. Cela faisait 3 mois que j'ai abandonné le lycée à cause d'un échec. A la suite du témoignage d'un jeune à la radio qui a aussi échoué mais qui ne
sait pas découragé, j'ai repris espoir. Aujourd'hui je vais à l'école, tout se passe bien et mes parents sont fiers de moi. Je m'appelle Bala, j'habitais l'autre cité du sud. Je vais vous parler de ma vie
que je regrette.
Bala (garçon 17 ans) C'était en 1998 année au cours de laquelle toutes mes passions se limitaient aux films américains < Sang noir >à force de trop
suivre avec mes potes , je sentis le début d'une aventure !!! Mon père avait beaucoup d'argents, je ressemblais à tout jeune issue d'une bonne famille, mais à l'intérieure de moi-même autre
chose m'attirait. L'école me disait plus rien car mes parents aussi ne pouvaient plus me consoler donc le monde pour moi c'est les films, le Basket Ball, le climax… Il y a des actes que j'ai commis qui me
viennent chaque fois en mémoire : Détourner la caisse du vieux, se battre dans en boîte avec les jeunes de l'autre quartier. Peu importe la fidélité pour moi , j'étais le chouchou idéal
des filles .Ma music idéal était le rap. L'alcool était un quotidien, les échos du state m'enrageaient. La fin de mon feuilleton arriva ; lorsque j'ai eu un accident le jeudi 30 mars 2000, à l'hôpital
le mystère de la mort comblait mes idées, c'était le regret. Mes amis venaient me voir les week end ; je me concentrais quand je les voyais partir en boîte. Huit mois plu tard le docteur signale un cas
de pneumonie et une fatigue générale. La malédiction des mes parents dont je ne pouvais plus faire détour. Aujourd'hui j'essaie d'oublier ces cauchemars, cauchemars qui me reviennent en mémoire et qui me
torturent, mes parents doivent me pardonner, mon père doit reprendre ma confiance Je souffre…
Stephen Marie Françoise (fille 16 ans) La violence n'est pas une fatalité
Pourquoi les jeunes comme on appelle désormais trop souvent les voyous, se montrent-ils facilement si violents, si peu respectueux envers la vie d'autrui ? Plusieurs blessés ou morts en moins d'une
journée à certains concerts, plusieurs vies perdues dans des agressions absurdes déclenchées pour des motifs d'une futilité incroyable, un regard, un mot, une attitude.. Autant dire des victimes pour rien.
Pour expliquer ce phénomène agaçant on incrimine la télévision, le cinéma, trop de meurtres, trop de sang ; les jeux vidéo qui font croire à nos frères, paraît-il que la mort n'est qu'une
illusion. On parle d'effondrement des valeurs morales et culturelles, de perte de repère, de démission des adultes … Il y a sans doute du vrai dans cette affaire,mais pourquoi dans cette recherche des
responsabilités ,en laisse t-on toujours une de côté ,la principale peut être à savoir la défaillance de l'état ! A New York en quelques années la police dite « Tolérance à zéro » à permis de
réduire la délinquance et la criminalité dans des proportions telles que la ville, autrefois considérée comme l'une des plus dangereuses du monde , fait aujourd'hui une heure de paix . Chez nous à l'inverse
nous avons le sentiment que les pouvoirs publics rectilignes à faire preuve de fermeté. En attendant les drames s'accumulent. C'est la sécurité, droit fondamental du citoyen au même titre que la
liberté,qui est chaque bafouée…Jusqu'à quand ?
Hommage
On ne saurais terminer ce site sans
rendre hommage à ces deux jeunes guinéens:Yaguine et Fodé respectivement 14 ans et 15 ans retrouvés morts dans le train d'atterissage du vol du 02 Août 1999 de la Sabena. cet homicide est l'exemple le plus
illustré de l'impact des medias sur la jeunesse en Guinée. A travers ce qu'il voyait de l'exterieur à travers les médias, ils ont cru que la vie pourait être meilleure hors de la guinée. c'est ainsi qu'ils se
sont sacrifiés au nom de la jeunesse guinéenne. ils savaient qu'ils pouvaient périr dans ce vol, donc ils ont écrit une lettre en lançant un appel à la communauté internationale. On espère toujours que leurs
voeux seront exaucés un jour. en attendant on les rend hommage à la moindre occasion. Que leur âme repose en paix. Mariam (FDM)
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JEAN BAPTISTE (Fragments du monde France)
Tout d'abord un témoignage sur l'impact des médias sur les jeunes ( j'ai
parlé un peu plus du rapport entre les médias et les jeunes). J'espère qu'il n'est pas trop tard.
En France, et surement aussi dans tous les pays occidentaux, les médias sont très présents. Le
plus populaire ( c'est-à -dire celui qui touche le plus de gens est la télévision). Les jeunes passent beaucoup de temps (entre deux heures et trois heures par jour) à regarder des émissions. Pour eux, ce média
n'est pas nouveau. Ils savent même tres bien l'analyser ou le critiquer. Dès que l'on les fait discuter à propos de différentes émissions, ils comprennent mieux que n'importe qui ce qui
se passe ou ce que l'on veut leur faire passer. Malheureusement, leur regard critique n'est pas assez souvent aiguisés. Ils boivent les paroles des animateurs comme du petit lait.
La révolte,
l'action ne durent le temps que de l'émission. L'impact sur les jeunes est surtout de leur faire croire qu'ils agissent alors qu'ils restent impassibles devant leur écran. D'autre part, les directeurs de
chaînes considèrent la tranche d'âge des seize à vingt-cinq ans comme prépondérante. C'est ainsi que certaines chaînes n'hésitent pas à sacrifier une part de leur auditoire pour garder les
jeunes (Canal plus en France).Pourtant, les jeunes ne sont pas maîtres de ce média. Lorsqu'un jeune passe à la télévision, il a moins de crédibilité qu'une personne plus agée. Il n'est pas facile de
faire passer un message comme certains le pensent. Lorsque les jeunes trouvent face à eux des gens plus habitués à parler tels que les hommes politiques, ils se trouvent tout de suite en infériorité. Ils ne
peuvent rivaliser. C'est ainsi que lors d'événements tels que les grèves d'étudiants, les débats télévisés sont très frustrants pour les grévistes. Pour les jeunes, la télévision reste tout de même
aujourd'hui le seul média intéressant pour faire passer un message. Mais depuis deux ou trois ans, Internet semble révolutionner tout cela. Les jeunes se sont approprié ce média et s'en servent
beaucoup mieux que leurs aînés. Les groupes de discussions tels que Fragments du Monde sont très nombreux. Les jeunes peuvent exprimer librement ce qu'ils pensent... Malheureusement toujours entre
eux. Leurs opinions restent la face cachée du net, petites gouttes d'eau au milieu de l'océan e-business.
OUEDRAOGO Kiswendsida Ezéchiel (Fragments du Monde Burkina)
De nos jours les médias ont un impact certain sur la jeunesse. C'est avec intérêt que j'ai lu votre
développement sur ce thème dans le cas particulier de la Guinée Conakry. Ce que j'ai admiré c'est la manière dont vous avez su faire ressortir d'une part comment les médias pouvaient être facteur
d'universalisation des cultures et ainsi aboutir au métissage culturel et d'autre part comment les médias favorisent-ils mes échanges de dépravations entre les cultures.
Et c'est justement là le danger d'un brassage des cultures. Il faut donc une jeunesse plus que jamais responsable qui sache faire la différence entre l'ivraie et le bon grain c'est à dire préserver le
meilleur de sa culture tout en s'ouvrant aux autres cultures pour en prendre le meilleur. Il faut donc faire une différence fondamentale entre métissage culturelle et aliénation culturelle. L'un étant une
fusion de culture, l'autre étant une absorption d'autres cultures par une culture « dominante ». Une remarque pour terminer : votre thème mérite une suite dans le sens de continuer la réflexion avec la
jeunesse guinéenne sur place (conférence-débats) et ainsi diffuser les synthèses sur votre site.
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