Offrejoie

L' Engagement Pour Un Liban Uni, Plural, Juste et Libre

 

 

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FOURMIS- CIGALES DE KFIFAN

Cet été, pour la deuxième fois, je suis allée à Kfifan participer au chantier international.Quel bonheur de voir comme les choses ont avancé : Les jeunes libanais d'Offrejoie ont terminé quelques détails pendant l'année, si bien que cet été pour la première fois les colonies ont eu lieu à Kfifan! Les dessins sur les fenêtres témoignent de la vie qui a envahi Kfifan au mois de juillet. Mission accomplie : Offrejoie et tons les enfants du Liban ont leur maison!

Pourtant il faut continuer, il reste bien des choses à faire : peindre les chambres, entretenir le bâtiment dans son ensemble, et surtout construire le terrain de sport. Le projet est un défi : La dalle doit être coulée avant la fin du mois ! Et c'est ainsi après quelques encouragements de Melhem que toutes les petites fourmis libanaises et européennes se répartissent en équipes et retroussent leurs manches. C'est parti pour un mois de labeur ! D'abord, il faut creuser les tranchées, puis aplanir, recreuser et puis encore aplanir, ramasser les cailloux. Sans faiblir et en chantant au rythme des coups de pioches, les "fourmi-cigales" d'Offrejoie font avancer le chantier.

Arrivent les journées béton, et la voix de Melhem qui résonne après la sieste (pourtant bien méritée) : "Yalla chabeb, Yalla, béton! En faisant ce béton, j'ai appris la recette de la réussite des chantiers d'OFFREJOIE : 15 brouettes de Libanais motivés, 10 brouettes de Français non moins motivés et pour cimenter le tout 8 sacs des mots magiques d'OFFREJOIE: Amour - Respect - Pardon! Ici à Kfifan, personne ne s'économise, chacun se donne à fond et c'est ainsi que petit à petit les caniveaux ont été installés.

AMÉLIE

 

 

POUR Y CROIRE IL FAUT LE VIVRE !

Un mois, un mois seulement et pourtant l'impression de se connaître depuis toujours. Nulle part ailleurs en Europe et dans le monde je n'avais ressenti une telle authenticité, une telle spontanéité, une telle chaleur humaine! Les jeunes que nous côtoyons n'ont pour la plupart connu que des années de guerre, d'angoisse, de peur, et il nous donnent une sacrée leçon d'optimisme. Car, en dépit de cette jeunesse, de cette innocence volée, ils transpirent une joie de vivre profonde, un besoin vital de croire en l'avenir de leur pays.

Au chantier de Kfifan se dégageait une sorte de magie qui poussait jeunes libanais et francais à se surpasser. Un encadrement sans faille. Une harmonie qui respire l'amour et le respect de son prochain. Un vrai petit paradis!

MARIE-PIERRE

 

L'hospitalité est de mise au pays du Cèdre. Et elle nous surprend parfois, à l'image de ce bédouin qui nous offre le café sous sa tente à Tannayel; de ces gens de Byblos qui nous convient à un mariage (nous, c'est à dire tout le groupe des 30 volontaires français d'OFFREJOIE en ballade! ) , ou encore de cette inoubliable soirée avec tous les villageois de Kfifan pour fêter l'avancement du chantier au son des musiques traditionnelles.

Cette ambiance festive n'a pas quitté le chantier, et chaque anniversaire est un nouveau prétexte pour transformer la cour en piste de danse: Kfifan se souvient de ces rythmes, et Kfifan n'oublie pas les visages qui la façonnent et l'enchantent: La patronne des fourneaux, Marie-Pierre qui avec l'aide de Micha, Samer, Helene, devait rassasier tons ces travailleurs. Vincent, qui après avoir pioché comme un fou, s'est reconverti dans le poncage-vernissage, bien entouré de Lana, Nisrine et Nadine. Nul besoin d'être expert en maçonnerie à Kfifan: Toute une équipe de novices vous construit un mur en 10 jours. Quelques conseils d'un tâcheron suffisent pour se lancer au travail. Naturellement ce mur n'est pas sans défaut ( il y en a même un de presque visible à l’œil nu!) Mais qu'importe, ce qui compte ce n'est pas d'atteindre la perfection, mais d'exprimer à l'unisson notre plus grand désir de construire un projet d'avenir pour le Liban et les Libanais.

FLORIAN

 

FREDERIC, DE LA COLO AU CHANTIER

J'avais rencontré le Père. Rouquette l'année précédente, par pur hasard. N'ayant aucune religion particulière, ni aucune association, j'étais seul, avec cette envie de partir, aider, partager, propre à beaucoup d'entre nous.

C'est aussi seul que je m'envolai pour le Liban rejoindre OFFREJOIE, rejoindre Kfifan, malgré des doutes et des craintes bien compréhensibles... On m'accueillit immédiatement avec chaleur, m'intégrant à des équipes joyeuses, animées, où chacun prenait soin de s'adapter à l'autre, de le découvrir, avec gentillesse. La colonie fut une introduction merveilleuse. Les enfants n'étaient pas aussi terribles que je l'avais imaginé! Au contraire! Ils débordaient de curiosité et d'humour. Sans aucune formation d'animateur, je parvenais à trouver ma place auprès d'eux.. Alléluia!

Puis vint le chantier, le moment tant appréhendé.. Allais-je tenir le choc? La réponse me surprit moi-même: Oui, je tenais la cadence! Les équipes s'organisaient selon les capacités de chacun, simplement. Encore une fois, nul besoin d'être une bête de travail ou un pro de la construction... Le béton, le ciment et le ponçage (!) n'eurent bientôt plus de secret pour moi!!! Le projet me motivait. L'ambiance était légère. Je retrouvai de jeunes français, de jeunes libanais. Je me fis beaucoup d'amis, souvent très différents de moi. Nous faisions la fête tons les soirs après le travail. Des danses, des musiques de tons les horizons. De forts moments de partage. C'était formidable de me sentir en famille si loin de chez moi. L'apprentissage de la générosité, de la tolérance, et tous ces visages gravés dans mon cœur. Que dire de plus, sinon mon espoir de retourner à Kfifan dans un an ou deux. Voir comment le projet a grandi, retrouver les amis... En attendant, longue vie à OFFREJOIE.

Yallah chabeb!