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Je
rentre du camp de rencontre ! Quelle expérience extraordinaire!
Dans
ce pays où après tous ces massacres, ces tentatives de paix vouées
à l'échec et toutes les conséquences de la guerre sur la société,
le plus touchant était de rencontrer des gens qui croient à leurs
rêves et se battent pour les réaliser. OFFREJOIE est un message
dynamique et plein d'espoir pour tous les jeunes du Liban qui
sont condamnés à être séparés par leurs différences religieuses
et politiques. Pour moi, une grande pessimiste qui croit que le
Liban s'enfonce dans les problèmes, c'était rassurant de voir
qu'un petit groupe de battants a réussi de grandes choses. Le
petit camp m'a donne l'Espoir".
Jana
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EMOTION
Comment
coucher sur le papier tant d'émotions ? Oui, je crois que le Liban
est un pays d'émotions. L'arrivée en avion de nuit sur Beyrouth,
première émotion : Sa chaleur étouffante, son agitation, des lumières.
La visite du pays, deuxième émotion, un pays riche en odeurs, couleurs..
Tant de paysages magnifiques, majestueux, et tant de sourires, tous
ces sourires. L'arrivée a Kfifan, la plus intense des émotions :
Dehors on se sent perdu, loin de tout, au bout de la route. En entrant,
on se sent chez soi, attendu. Melhem, Simon, Pascale et tous les
autres sont si accueillants, bienveillants, pressant les rencontres.
Mille rencontres, si faciles à faire, si spontanées, avec les monitrices,
l'équipe de service, les enfants. Les enfants, bien sûr, après tout
c'est la première des préoccupations. Offrejoie, c'est une invitation
pour les enfants à former des équipes, à se regarder, s'écouter,
faire quelques pas ensemble, et surtout découvrir les trois principes
de la vie à Offrejoie : Respect, Amour,
Pardon, que la colombe aimerait voir appliqués dans la
vie de tous les jours, après la colo. Mais quand on repart de la
colo en tant qu'aide moniteur, on se demande qui a le plus réfléchi
à la vie, des enfants ou de nous.
GENEVIEVE
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QUINZE
JOURS, TOUTE LA VIE!
Dès
leur arrivée à la colonie, les dix filles venues de Paris font
sensation: imaginez le charisme des Françaises juste après la
Coupe du Monde auprès d'enfants de 6 à 12 ans... Elles ne savent
encore que dix mots d'arabe, mais immédiatement, on traduit tout
ce qu'elles disent, on les accueille avec le sourire, on leur
fait une place : Certaines aidant aux services, les autres étant
promues au rôle d'aide monitrices. "Dites, vous en pensez quoi
du Liban?" C'est qu'ils l'aiment leur pays, et qu'ils veulent
nous faire partager ce lieu attachant, parce qu'ils ont aussi
souffert avec lui: Les barrages syriens et israéliens sont toujours
au bord de la route pour nous le rappeler… Et à nos réponses,
le sourire se redessine toujours sur ces visages. Parce qu'au
pays du Cèdre, les habitants ont le soleil dans le cœur, comme
cette dame de Rachaya qui nous invite à prendre un verre chez
elle, comme ces habitants qui nous hébergent pour une nuit, comme
tous ces visages rencontrés, anonymes et souriants, heureux… Certes,
ce n'est pas toujours facile, la colonie: tenir une équipe de
16 enfants de 7-8 ans de 6h3O à 22h3O, c'est parfois épuisant;
mais quand on les borde dans leur lit et qu'on recueille un "merci"
ou un sourire sur ces frimousses fatiguées et radieuses, comment
faire pour ne pas pardonner tout de suite? Ce sont des instants
qui vous ensoleillent une vie: une partie de foot ou de basket,
les repas tous ensemble... Chaque évènement prend avec eux une
grandeur insoupçonnable: La visite de Saida, des Cèdres, du palais
de Beit-Eddine... Ou bien le dîner où les moniteurs déguisés distribuent
frites et pepsi aux enfants, qui préfèrent cependant bien vite
danser au milieu avec eux... Il est si facile de donner, d'offrir
la joie aux autres... Il y a encore plus de plaisir à donner qu'à
recevoir: Quel meilleur remerciement que ces grands yeux ébahis,
qui savent mieux s'exprimer qu'en beaucoup de phrases ( qu'on
risquerait de ne pas comprendre, malgré nos progrès en arabe!).
Apres avoir fini en apothéose ces deux semaines en veillée au
"petit Baalbeck" de Tannayel, il est certes bien dur de se quitter.
Il est vrai que l'on s'est vraiment attaché à ces enfants; c'est
toujours triste les adieux... Tarek, Makram, Eliana, Robert, Maher,
Mona, tous soyez surs que je ne pourrais pas vous oublier. Parce
que, vous savez, du haut de vos 6 ans, 8 ans, 12 ans, vous m'avez
beaucoup apporté. On a vécu 15 jours ensemble, toute la vie.
Anne
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