Depuis hier lundi, deux écoles menacées de fermeture pour manque d'équipements
ont pu rouvrir leurs portes. Sous la houlette d'Offrejoie, 37 jeunes
de toutes les confessions et de toutes les régions du pays se sont mobilisés
pour assurer 49 pupitres, 40 chaises et 12 bancs aux écoles qui en manquaient.
Un bel
exemple de solidarité, hélas encore trop rare au Liban. La nouvelle
a paru dans la presse de mercredi : l'école Al Nahda pour les filles
à Tripoli et l'école publique de Jrane ne pouvaient ouvrir leurs portes
aux élèves pour manque de pupitres. Aussitôt, Simon Bachawati décide
de réagir. Il mobilise ses amis, venus de la plupart des régions libanaises
afin de trouver une solution. Toute la journée de jeudi est consacrée
à la collecte de vieux pupitres cassés. Vendredi, les jeunes font la
tournée des échoppes de menuiserie et achètent bouts de bois manquants,
vis et autres boulons, et le week-end est consacré à la réparation du
matériel rassemblé. Cinq ateliers sont ainsi formés à l école de Kfifan,
siège d'Offre joie, et entre deux coups de marteaux, plaisanteries et
chants fusent. Lundi matin, le matériel est prêt et dès 7h du matin,
il est livré aux deux écoles dans le besoin. Les jeunes volontaires
se rendent ensuite à leurs activités normales, qui consistent pour beaucoup
à rejoindre les bancs de l'université. Sans tambours ni trompettes,
ils ont donné un bel exemple de solidarité et surtout d'efficacité.
Autrement dit, lorsqu'il y a de la bonne volonté, on peut réussir. Une
leçon que beaucoup devraient retenir.