Le chômage

 

 

Si un travailleur perd son emploi et ne parvient pas à en obtenir immédiatement un autre, il se trouve alors dans cette situation pénible que l’on appelle le chômage.

 De nos jours, le chômage n’est pas seulement un phénomène saisonnier et peut toucher toutes les professions.

Cette “maladie sociale” qui menace la plu part des libanais de toutes les tranches d’âge a des répercussions graves sur la société.

Une étude du comité général des travailleurs au Liban  déclare que 48% des libanais vivent sous la ligne de la pauvreté. Le Liban souffre d’une faible politique macro-économique   qui appauvrit la population.

Avec le recul des salaires de 29.5%, on trouve les Jeunes libanais rassemblés devant les portes des embrassades pour demander des visas d'émigration. Si cette dernière n’est pas nouvelle aux libanais, ses causes sont bien  différentes aujourd’hui.

On quitte le Liban parce qu’on est désespéré et on ne trouve pas un emploi. Et les fonctionnaires non libanais sont assez nombreux.

80% des licenciés cherchent toujours un emploi et s’ajoutent à la colonne des chômeurs. Et les causes reviennent à l’inexistence d’un plan de travail qui étudie les besoins du marché,  s’occupe de l’orientation des jeunes et les universités sont pour la plupart théoriques: On assiste à des tonnes de médecins, d’avocats, d'ingénieurs et de pharmaciens qui sont tous au chômage. Surtout que le taux de l’éducation au Liban est élevé  et les analphabètes sont très peu et vieux.

Cette année la faculté de Droit de l’université libanaise a accueilli 1200 étudiants en première année et il existe également un nombre pareil aux universités privées.  On trouve à la faculté de santé 1800 étudiants et 700 sont en médecine: Le marché libanais ne peut pas supporter tout ces numéros.

Les experts préfèrent travailler à l’extérieur à cause des facilités artistiques et professionnelles offertes et du niveau social qui leur garde leurs positions importantes. Et parfois on ne trouve des spécialistes dans un domaine précis pour remplir un poste vacant alors on fait appel à des experts de l'extérieur.

Le taux de chômage est de 63.4% chez les jeunes qui ont 30 ans et de 33.6% chez ceux qui ont 30 ans et plus. Un quart des chômeurs est mâle et trois quarts sont des femmes.

Nous avons fait une enquête pour bien savoir les identités de ces chômeurs et obtenu ces résultats:

Les chômeurs ont entre 20 et 63 ans et si les jeunes cherchent un emploi pour ne pas quitter le Liban, ceux qui ont 63 ans cherchent une occasion pour vivre et ne pas s’obliger à mendier.

Après avoir quatre ou cinq années avec succès à la faculté, l’étudiant se joint à des milliers de chômeurs qui n’ont que deux choix:

n   l’attente

ou

n   l’émigration.

 

A ajouter que les chômeurs ne sont pas uniquement des étudiants et des licenciés mais des hommes qui ont perdu leurs emplois pour des raisons diverses. Voici quelques témoignages:

 

-

Georges (29 ans) licencié en communication Radio/TV:

 

« Je cherche un emploi depuis 2 ans, je ne peux plus supporter, j’ai demandé un visa d’émigration à l’ambassade de canada et j’attends toujours la réponse. Cette situation est très grave et l’État, malheureusement ne présente aucune solution. »

-

Carine (26 ans) licenciée en Droit:

 

« J’ai terminé mes études et j’ai fait uns stage pour 3 ans et actuellement je passe mon temps à feuilleter les journaux  pour trouver un emploi. Je regrette ces quatre années d’étude. »

-

Dima (22 ans) licenciée en économie:

 

“J'avais bien préféré ne pas perdre mon temps à la fac ! Pas d’emploi, je prends toujours mon argent de poche de mon père, c’est insupportable!”.

-

Salim (27 ans) licencié en génie civil.

 

“Ça fait 3 ans que je cherche un travail dans mon domaine. Je quitterai le Liban le plutôt possible pour travailler ailleurs. J’ai l’impression que personne n’est intéressé à ce problème de chômage. Les politiciens ne font que parler et promettre, mais il n’existe aucune solution concrète. »

*

Les chômeurs ne sont pas toujours des licenciés.

-

Sami (16 ans) est en Bac/1 ère partie:

« Je suis prêt a travailler n’importe quoi et même à un salaire bas. Ma famille est pauvre et je veux aider mon papa. »

-

Hani (19 ans) étudiant en première année à la faculté de génie à l’université libanaise:

 

“J’ai besoin d’un travail pour pouvoir payer mes études. La situation économique s’aggrave de plus en plus. Si je ne parviens pas à trouver un job, je quitterai les études. »

*

Les vieux cherchent aussi un travail (chauffeur, huissier, facteur…) pour pouvoir gagner leur vie.

-

Jamil (66 ans): “Je cherche un emploi comme gardien pour 2900FF pour soutenir ma famille. Je travaillais dans une usine mais à cause de la situation économique, j’ai été renvoyé avec 50 employés arbitrairement. »

-

Karim (65 ans): “Ma vie est très difficile et j’ai 5 enfants qui étudient et ont besoin de tas de choses (alimentation, vêtements,  livres…J’ai travaillé dans une pâtisserie mais le directeur a fait faillite. Je cherche un emploi depuis un mois et je ne trouve pas. »

 

A ajouter, le chômage ne concerne pas uniquement les pays pauvres. On assiste à ce problème dans des pays civilisés et riches en ressources. Mes les causes varient d’une société à une autre. Deux canadiens ont témoigné sur ce sujet :

-Martin Lampron{22 ans}, études secondaires :

‘’Je suis chômeur depuis deux mois pour cause de fin de contrat et je serai prêt à travailler à un salaire bas si l’emploi m’intéresse. Pour l’instant, je suis retourné aux études afin d’avoir plus d’opportunité dans le domaine du théâtre’’.

Mathieu D’Aoust{24 ans}, études collégiales en animation et psychologie et en création d’entreprise :

‘’Je suis pour l’instant sans travail et je cherche un emploi mais je ne trouve pas. Je fais du bénévolat en attendant trouver un emploi qui m’intéresse. Sinon, je compte retourner encore une fois aux études afin de trouver un emploi qui m’intéresse ‘’.

  Dans ce cadre, les économistes au Liban présentent quelques solutions comme:

-

La création d’un régime sanitaire au Liban qui peut offrir de nouveaux emplois.

-

La précision du nombre des médecins pour accéder aux facultés après un concours.

 

 

-

Des lois pour attirer les capitaux et encourager les investissements.

-

Le travail sur l’orientation professionnelle des jeunes et l’étude du marché du travail.

-

La protection des fonctionnaires libanais et l’arrêt des renvois collectifs et arbitraires.

L'ingénieur, le médecin, l’avocat, l’employé et le chauffeur: des gens qui constituent le support de l’économie nationale craignent de perdre leurs emplois et des milliers d’autres ne trouvent pas un travail. Et chaque année les jeunes émigrent de plus en plus, et celui qui quitte ne revient plus au Liban.

Nous espérons régler ce problème qui menace toute la société et nous fait perdre nos jeunes.