Groupe
 Aka Kadia Georges
 Tapé Jean Luc
 Ouedraogo Safiétou
 
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Histoire

Notre groupe a choisi de vous narrer une histoire. Nous avons dans la réalisation de notre projet, vécue des situations dont l'une mérite à notre sens d'être connue, tant elle est le reflet d'une société nouvelle qui a émergé en Côte d'Ivoire.
Comme mentionné plus haut, nous avons choisi comme place publique " LA SORBONNE ", espace d'échange et de libres expressions.
Tous les sujets y sont débattus, et ces derniers temps une place particuliére est accordée à la politique, eu égard à la situation qui prévaut dans le pays.
En effet depuis la chute de l'ancien régime, un Gouvernement de transition à majorité militaire préside aux destinées de la Côte d'Ivoire. Un certain nombre de changements a été entrepris entre autres, la rédaction d'un projet de constitution à soumettre à l'approbation du peuple. Ce projet soulevait d'énormes polémiques en sa partie relative aux conditions d'éligibilité à la Présidence de la République.                 Celui-ci devait-il être de pére "ET" de mére ivoiriens ? ou
de pére "OU" de mére ivoiriens ?

Les débats allaient bon train dans la ville à ce sujet et vous aurez compris que LA SORBONNE n'était pas en reste. C'est dans un tel contexte que notre groupe s'est retrouvé sur cet espace aux seules fins de recueillir des images. Le photographe qui nous accompagnait pour la circonstance a suivant nos instructions commencé le travail.
La suite des événements nous donne des frissons rien que d'y penser. Notre photographe happé par a foule tardait à réapparaâtre aprés s'y être introduit pour prendre des photos. Nous nous sommes alors rapprochés et grande fut notre surprise de voir des hommes essayant d'arracher à ce dernier son appareil photographique. Jouant de nos coudes nous avons réussi à entrer dans le cercle, nous présentant comme responsables du photographe.
- " vous n'avez pas la parole ", nous lança un monsieur ’gé tenant sur des béquilles.
 Notre rôle venait d'être préciser: attendre leur bon vouloir.                                                                       
- " votre tord a été de croire que cet endroit est un moulin dans lequel on entre comme on veut, nous lança t-il.                                                                                                                                             Un silence glaciale se fit, les regards dirigés sur semblaient  furieux, réprobateurs, accusateurs. et il continua:                                                                                                                                                  - "qui est ce monsieur avec l'appareil, un photographe, un espion? pour qui prend-t-il ces photos? a quelles fins seront utilisées celles-ci ? voilà jeunes gens, les questions qui nous préoccupent pour  l'instant".                                                                                                                                             Au même moment un autre intervenant, un jeune homme, pris la parole pour dire qu'en sa qualité de  licencié en droit, il puit dire que nous ( le groupe ) avons le droit de nous expliquer avant qu'il ne faille trancher. La parole venait enfin de nous être attribuée. nous avons du prouver notre identité à l'aide de nos cartes d'étudiants avant d'expliquer le projet que nous avions à mener et les actions à accomplir dans ce sens. Nous étions deux, Kadia Georges et Safiétou Ouedraogo. Explications données, il n'y avait pas de raison de nous retenir. Mais ces messieurs avaient à l'esprit de nous titiller un peu. il fut demandé à Georges son nom, moi, n'étant qu'une femme je n'avais aucun intérêt à leurs yeux. il fut également demandé à Georges sa position quant au projet de constitution. Etait-il un vrai Ivoirien donc pour le "ET" ou faisait-il partie des partisans du "OU"? vous aurez compris que le débat déviait dangereusement.         Cependant, les dameurs de la foule nous dispensérent d'une réponse. Moi qui croyait sauvée de leur foudre, je venait d'être à nouveau interpellée et cette fois il me fut demandé ma nationalité. étant toujours Burkinabé malgré mes douze ans passés dans ce pays, je tremblais à l'idée de me voir mal traitée.             - "Je ne suis pas ivoirienne", me hasardai-je.                                                                                             - "tu as tout g’té hein ma fille", me répondit-il. Et tout autour de moi, ce n'était que rires et commentaires. J'avais une seule envie, celle de rentrer sous terre afin d'échapper à tout ceci; car je ne trouvais plus tout cela drôle. Heureusement, un homme dans la foule a réussi à distraire tout le monde  en affirmant haut et fort :                                                                                                                                                        - "une femme n'a pas de nationalité, tout comme un pagne blanc, elle prend la couleur de la teinture dans laquelle on la plonge. Ma soeur a épousé un japonais et parle  correctement leur langue.                                                                                                                                                   - "C'est vrai, ajouta le vieil homme aux béquilles. Aussi ma fille, puisque tu es avec notre fils Kadia qui est ivoirien, tu l'es également si nous considérons que vous êtes mariés".

Sauvée par le gong ! je n'en croyais pas mes oreilles, même si me "marier" à mon coéquipier devait me sauver de ces personnes, j'acceptais volontiers.                                                                                        - "vous auriez dû nous prévenir avant toute chose car LA SORBONNE, malgré le désordre apparent est une organisation au sens le plus large. Nous avons nos lois et nous souhaitons qu'elles soient respectées. Souvenez-vous en la prochaine fois. Allez en paix et que le Seigneur vous guide dans la réalisation de votre projet".

Voilà ce que deux membres de notre groupe ont vécu un aprés-midi, à LA SORBONNE.

 

 


SOPHIA - ONG FRANCONET - responsable : Kadia Georges Aka - e-mail : akakadia@hotmail.com